Nos trois jours de découverte de Petra sont maintenant derriére nous...
Mais quel magnifique site et tellement giganteque qu'il faudrait des années pour tout voir (on estime que seul 15% du site á seulement éte mis au jour. Voilá qui laisse du travail à mes descendants archéologues !). Nico a fait un peu d'escalade (soft, je vous rassure) pour prendre de super belles photos.
Peut etre qu'on pourra vous montrer ca ce soir (mais comme on n'a plus de connection Internet, c'est assez difficile. Il faudra alors attendre notre retour). On a de nouveau marché pas mal et beaucoup grimpé (vacances sportives histoire de ne pas prendre trop de kilos car, meme si on saute le repas de midi, la cuisine jordanienne n'est pas vraiment light !). Nous sommes tous les deux bien crevés. Beaucoup de monde sur le site, le jeudi doit etre le jour des groupes...
Demain, nous prenons la route à 10h pour le désert et la fameuse nuit bedouine qui nous y attend. Ca devrait etre original mais vous devrez attendre notre retour á la civilisation pour avoir des nouvelles car je serais étonnée de trouver du Wi-Fi in the middle of no way ! Peut etre qu on pourra encore trouver une connexion á l'aéroport samedi mais rien n'est moins certain... Espérons à Abu Dhabi alors...
Je vous fixe déjá rendez-vous pour vous raconter notre journée et notre nuit sur les traces de Lawrence d'Arabie.
Amitiés jordaniennes de votre...
Miss S.
Et si nous prenions un peu d'altitude...
Aujourd'hui, je me suis enfin décidé à quitter l'hotel un peu plus tot. Laissant Sandrine dans les bras de Morphée, je suis devant le trésor vers 8h20 (on ne rit pas dans le fond, il faut déjà presque 30min de marche pour arriver au khazneh, alors hein...).
Evidemment, je n'étais pas seul, mais ça ne m'a pas dérangé, l'objectif du jour étant de trouver de nouveaux points de vue, en hauteur du khazneh.
Le lonely dit qu'il y a un chemin pour arriver bien au dessus du trésor, il suffit de suivre un escalier très raide. J'ai bien peur que le temps l'ai pas mal érodé cet escalier. Je me disais bien qu'il se trouvait sur la gauche, mais après un premier essai infructueux (ça parraissait bq plus difficile que prévu), j'ai essayé sur la droite du khazneh. On y trouve bien un passage, juste derrière la pancarte “no climbing” (ça tombe bien, je n'ai rien escaladé, il y a moyen d'y aller avec les mains dans les poches ou presque).
Après quelque minutes d'ascension, on se trouve sur un petit plateau à une quarantaine de m de hauteur donnant une très belle vue de la droite sur le trésor. Sympa, mais ce n'est pas ce chemin là que je voulais trouver, je fais donc demi tour et me rends compte qu'une dizaine de touristes du Moyen Orient ont suivi ma trace alors que jusque là, personne ne semblait monter à cet endroit... Bah, la vue est belle et ce n'est tout de meme pas dangereux.
Je réattaque donc le versant Est du kazneh, cette fois-ci persuadé d'être sur le bon chemin (si c'est pas sur la droite, c'est sur la gauche). Je finis pas trouver un passage (pour les aventuriers en herbe, il faut passer par la droite, dans le petit ravin), loin d'être évident, mais aux prises nombreuses.
Ils disent 20 min dans le guide mais c'est bien plus long. Evidemment, la vue est superbe et vaut mille fois l'effort accompli. Au sommet, je rencontre un petit groupe d'australien emmené par leur guide qui se demande comment je suis arrivé là. A priori, ils sont passé par le haut lieu du sacrifice et on contourné la montagne, ils n'empruntent pas “mon” chemin. D'ailleurs, pour redescendre, ils repassent par leur chemin. Tant pis pour eux, ça vaut la peine, loin du tumulte, des vues superbes, du bon air...
Et puis, je suis un aventurier moderne: j'ai mon gsm et la balise GPS qui envoie les donnés régulièrement à celui-ci dans le programme adhoc (si si monsieur) donc impossible de me perdre. En cas de soucis, on devrait pouvoir me retrouver, m'enfin.
De retour sur le plancher des anes, Sandrine me rejoint et on termine notre découverte du site: des restes d´église et l'ascension du monastère (longue mais qui vaut vraiment la peine, si vous n'êtes pas capable de monter tant de marches, faites donc souffrir à votre place un de ses malheureux anes que leur propriétaire motivent à rejoindre chargé de la masse des touristes fénéants le sommet à grand coup de tuyaux d'arrosage, ou de cable électrique...)
Quoi? Vous ne voulez plus prendre l'ane? C'est pas plus mal...
Nico, ami des bêtes.