Nouveau pays, nouvelle ville, nouvel(les) appareil (photos).
Comme Sandrine vous l'avait déjà expliqué, j'ai profité de mon premier après midi à Bangkok pour faire un peu de shopping.
Mon précédent appareil photo (pour les mauvaises langues, depuis que l'on voyage, je n'ai eu que deux appareils différents -si on exclu les vieux argentiques, mais ça ça ne compte pas- et un des deux ne fonctionne plus, donc pas la peine de dire "encore un appareil") fait toujours des photos de qualité, mais l'absence de viseur me pose problème, pas pratique et surtout pas agréable de cadrer avec l'écran -en tout cas pour qui aime la photo.
La sortie du fuji xe1 était donc l'occasion rêvée de changer de monture, il vient de sortir à Bangkok, dispo très limitée, mais j'ai pu en avoir un (un des quatre du plus gros mag de photo du MBK, disons le).
Soit, vous vous en foutez j'imagine, mais c'était juste un préambule pour expliquer la qualité peut- être moyenne des photos, faut encore que je m'habitue, mais ça ne derait pas trainer.
Fermer la parenthèse.
Premièrement, Alix va toujours bien, pas de surprise de ce coté là.
Sandrine, malgrè le fait qu'elle passe la nuit à gémir qu'elle va mourir, que sa gorge enflée l'empêche d'avaler ne fut ce que sa salive, sa voix devenant de plus en plus faible, garde tout de même le sourire (les choses semblent aller mieux depuis que j'ai retrouvé mon spray de néogolaseptine, et elle a passé la fin de l'après midi à éplucher le catalogue de soins du spa pour faire son choix, ça ne peut qu'être positif, non).
Pour lui éviter les efforts inutiles, on a parcouru les deux (petits) kilomètres qui nous séparent du Kraton, le palais des Sultans de Yogyakarta, à la force du mollet.
Pas les nôtres mais ceux de notre conducteur de Becak, sorte de tricycle géant, avec de la place pour transporter deux asiatiques. On a tout de même pu rentrer à 3 avec la poussette, pauvre de lui.
Il n'a pas du avoir facile dans la montée, tellement en fait que je lui ai au final verser plus que le prix défini au départ (j'ai eu du remord, faut dire que négocier un transport sans même savoir quelle distance on va devoir parcourir, c'est étrange)
Mais c'était sympa et il a gardé le sourire.
Une fois au kraton, on est accueuilli au son des percussions, un petit orchestre donnant une représentation dans le palais.
Il n'en faut pas plus pour qu'Alix se mette à danser.
Le grand pavillon central, au sol de marbre, est richement décoré, les colonnes en teck ornées de motifs rouge et or.
Pour le reste, le kraton renferme divers musées à la mémoire des différents sultants, remplis de moultes artefacts Ô combien intéressants, jugez vous même: les paires de gants utilisés par le sultan pour pratiquer l'équitation, le service à thé de son fils, deux vieux appreils photos du sultant, un service de verre ayant l'air d'avoir fait une vingtaine de passage dans le lave vaisselle sans anticalcaire, etc, etc...
Mais ne boudons pas notre plaisir, les salles du musée sont climatisées, ça fait toujours plaisir.
L'entretien est assuré par des serviteurs portant le costume traditionnel (d'un autre coté, même dans les rues les gens sont habillés comme ça).
Petite entorse à notre rêglement, Alix n'a pas eu grand appétit depuis notre départ (probablement le décalage horaire), on a donc fait pour une fois l'impasse sur la nourriture saine (faut dire qu'hier on l'a empoisonné avec un saté épicéplus qu'il ne le fallait).
Ce n'est pas comme ça tous les jours rassurez-vous, mais elle a mangé d'un bon appétit en tout cas!
Après ce repas, on est allé visiter le Taman Sari, ancien parc de loisir du Sultan.
On s'est fait accoster par un "guide" et pour une fois, on s'est laissé faire; faut dire qu'il y avait pas mal de marche, un peu d'aide avec la poussette...
Comme souvent, il a proposé de nous prendre en photo.
Et comme souvent, la photo est ratée. Mais en tout petit, ça devarit passer.
Notre visite a commencé par une mosquée souterraine, en deux étages, les hommes en haut, les femmes en bas. Avec un escalier central au dessus d'un bassin d'ablution.
L'endroit est assez graphique, j'aime beaucoup. En plus, il n'y a pas grand monde.
On est pas les seuls à trouver l'endroit reposant il semblerait.
Notre visite se poursuit, sous un ciel d'un bleu intense.
On arrive dans la partie restaurée du site, où l'on retrouve trois piscines, pour le harem du sultan.
Si une des femmes était particulièrement en beauté ce jour là dans l'une des deux premières piscine (ou plusieurs, tant qu'à faire, comme dirait l'autre "moi, sultan de Yogyakarta, je choisirais plusieurs femmes en mêe temps..."), le sultan l'invitait à le rejoindre, dans la troisième piscine, privative celle-là, de l'autre coté de sa garçonnière.
C'est pas mal non plus de ce coté là.
Notons qu'une fois que l'une de ses femmes n'était plus à son goût (les goûts changent, c'est bien connu, à moins que ce soit les femmes qui changent, allez savoir).
A part cela, beaucoup de fleurs pour le moment dans la région.
Comme en Thailande, de nombreux étals de réparation improvisés le long des routes, et l'essence pour la mobylette se vend au litre en bouteille.
Voilà pour aujourd'hui.



















































